Stevie
Gee
Stevie Gee : illustrateur surf-punk et père de famille. On ne s’ennuie jamais en regardant le travail de Stevie Gee. Ses illustrations empruntent largement à l’univers du rockabilly, ainsi qu’à l’esthétique trashpunk, tout en piochant aussi dans l’imagerie surf et les affiches de vieux films. Ses pièces ne manquent jamais d’humour, et lui non plus, comme le découvre Lacoste L!VE dans les lignes qui vont suivre !
C’est un plaisir de te rencontrer, Stevie. Peux-tu te présenter dans le micro de notre dictaphone ?
Salut, mon nom est Stevie Gee, cela fait une dizaine d’années que je crée des images et que je designe des objets de façon professionnelle, en tout cas lorsqu’on me le demande. C’est également un plaisir de vous rencontrer.
Comment as-tu débuté ?
J’ai été viré des Marines parce qu’ils me trouvaient trop hardcore. Et à part ça, mon seul talent, c’était le dessin.
Quel moment de ta vie considères-tu comme celui où tout a basculé?
Quand je me suis marié, alors que j’étais assez jeune, et que j’ai vite eu des enfants.
Comment en es-tu venu à collaborer avec Lacoste L!VE ?
Ils m’ont gentiment demandé et j’ai accepté. Lacoste est une marque emblématique et historique, et j’ai été flatté de savoir qu’ils trouvaient que mon travail pourrait leur correspondre.
T’adapter au style Lacoste représentait-il un challenge pour toi ?
Pas vraiment, je me suis contenté de faire mon propre truc, et je dois d’ailleurs avouer que j’étais surpris de voir que mon image d’un homme en train de frapper un crocodile à la gueule avait été acceptée !
Le brief n’avait pas l’air trop contraignant, donc...
Effectivement ! Ils savaient que j’adorais le surf et avaient évoqué le fait que j’en fasse le thème de ma collection mais comme je voulais aussi jouer avec le crocodile, j’ai fini par combiner ces deux idées, et tout le monde a eu l’air content du résultat.
Sais-tu que ce numéro de notre magazine est dédié à Tokyo ? Tu y as déjà mis les pieds ?
Pas encore, non ! Mais j’adorerais, et d’ailleurs si vous pouvez me faciliter la tâche, n’hésitez pas à me le faire savoir. Ce qui est étrange, c’est que malgré ça le Japon est sans doute mon principal client. J’ai participé une expo de T-shirts et de frisbees qui va s’ouvrir bientôt en collaboration avec la marque Gasbook. C’était drôle de designer un frisbee, le mien brille dans le noir.
Quels points communs vois-tu entre Tokyo et Lacoste ?
Tokoyo a l’air d’être une ville où l’on peut sans cesse repousser les limites du possible. Lacoste L!VE a l’air de partager ce même état d’esprit : faire ce qu’on a envie de faire, en l’occurrence mettre en place des collaborations intéressantes et inattendues.
Des projets futurs dont tu voudrais nous parler ?
Oui, je dessine actuellement une moto avec le magazine anglais Sideburn. Je bosse aussi sur des pochettes pour le groupe Swim Deep, surveillez-les, ils devraient bientôt devenir très gros !
Ton travail s’inspire de quelles sources ?
Du sexe et de la célébrité.
Et en dehors de ton travail ?
J’aime rendre ma famille heureuse et m’amuser tout le temps. Beaucoup d’amour et de plaisir sauvage.
