5 questions à Benjamin Platret
L'homme derrière le vinyle Lacoste French Play
Créateur de la playlist Lacoste French Play, Benjamin Platret, curateur musical à la tête de Libreville Editions, nous parle de ce vinyle événement. Un disque déjà disponible en quantités limitées sur lacoste.com et au Café Lacoste, Paris.
1 - Que raconte Lacoste French Play ?
Benjamin Platret : Le but de ce vinyle, c’est d’être emmené quelque part. La compilation a été pensée comme un séjour dans un certain univers. C’est rétro, moderne, joyeux, rythmé, poétique, drôle, léger… les morceaux font le grand écart. C’est immersif et assez surprenant.
2 - Quel style de titres y retrouve-t-on ?
B.P. : La ligne directrice, c’est le voyage musical avec des couleurs différentes. Certains morceaux peuvent évoquer des saisons, d’autres sont plus directs, d’autres, plus solaires. Il y a aussi du hip-hop ou des artistes français dont le ton – un peu impertinent et un peu décalé – fait naturellement écho au style de la marque.
3 - Quels ont été les critères de sélection ?
B.P. : Il y en avait deux. D’abord, le clin d’œil à Lacoste à travers le nom du morceau, le nom de l’artiste, les paroles ou une référence appuyée au tennis, au golf ou au crocodile. Ensuite, une vibration musicale qui se rapproche de l’univers Lacoste.
4 - Quelles étapes ont été nécessaires pour aboutir à la playlist ?
B.P. : Le process de recherche et de sélection finale a été assez intense. J'ai récupéré 5000 morceaux qui remplissaient déjà bon nombre de critères, et j’ai créé une shortlist aboutie en deux mois.
"L’idée n’était pas de choisir des stars, mais plutôt de défricher, de surprendre, de proposer quelque chose de très éclectique qui sera reçu très différemment selon les générations."
5 - Pourquoi, selon vous, le vinyle revient-il à la mode ?
B.P. : Je pense que, dans un monde où les choses sont dématérialisées, on a besoin de posséder quelque chose de tangible. Malgré les différents supports, le vinyle a tenu parce qu’il donne un rapport à la musique assez différent. Quand on pose un disque sur une platine et qu’on met l’aiguille dessus, ce n’est pas passif. On ne reçoit pas la musique, on l’active. C’est un engagement vers l’écoute. De plus, c’est également un objet sur lequel il y a la place de raconter quelque chose graphiquement.
Le vinyle Lacoste French Play
Le premier vinyle de la maison française en édition limitée. Pochette graphique, sélection musicale éclectique conçue comme un voyage qui rend hommage aux codes Lacoste… ce disque est un collector.